Notre failcamp

Par Giulia Reboa,

  Classé dans: Non classé

Ce week-end s’est tenu le premier failcamp de FP21 aux Halles Civiques : on a revendiqué notre droit à merder ! Nous étions bien dans le thème : un vendredi soir, fin juin, chaleur étouffante et soir de match —> 20 curieux sont venus relever le défi, sur les 50 attendus !

Giulia Reboa a « planté » le décor : un cadre d’action polarisé entre une administration légale rationnelle et une sur valorisation de la prise de risque en mode sillicon valley et injonction à l’innovation | valoriser l’échec c’est déconstruire notre posture de sachant, de tout puissant & apprendre de ses erreurs | certains agents ont la chance d’échouer et d’autres ont la loose qui leur colle à la peau (manque de moyens, management inadapté, perte de sens …) | quelle chance de pouvoir bien échouer ! L’ordre de passage des speakers est tiré au sort. On est parti, avec Justine Martinez en cheffe d’orchestre.

Edem Allado ouvre le bal sur dance of the cosmo allien de Sun Ra ! De l’échec entrepreunarial à professeur dans un lycée, le rapport usager s’en trouve bouleversé. Il est cultivé encore jour après jour au CHRU de Nancy.

Aline Lespagnol prend place sur some say de Camelia Jordana pour l’audace qu’elle inspire et l’aimant d’IAM ! Une vie sauvée mais une carrière de psychologue ébranlée auprès des forces de l’ordre lyonnaises. Puis un grand-père heureux. Ce jour-là, vous avez bien fait.

Etienne Grass se lance sur se vuol ballare par Mozart dans les noces de Figaro pour questionner la salle : la pauvreté s’est-elle réduite en France ? Limites du RSA, échec professionnel et introspection personnelle par un haut-fonctionnaire d’Etat. Une très belle leçon de lucidité !

Marie Coirié apparaît sur let the music play de Barry White. Faire entendre la petite voix des designers qui portent le cri d’alarme des patients, pas si simple face aux soignants. On a compris le design (et ce n’est pas rien) et on en voudrait partout des comme vous !

Benjamin Mittet-Brême fait le dernier tour de ronde sur la musique de campagne de Jacques Chirac en 1997 une expérimentation en matière d’inscription sur les listes électorales est ovationnée dans les médias mais boudée par les usagers.

Un retour à la réalité, plein d’humilité. Cette soirée n’aurait pas eu lieu sans le soutien de la CASDEN, de la 27e région, du Lab Archipel et de Vraiment Vraiment. Et surtout elle n’aurait jamais existé sans l’audace de Benoît Landau, initiateur de la valorisation de l’échec dans l’administration, lors de ses missions à la DITP.

Les discussions se sont poursuivies et on est sorti de là en se disant qu’on allait très bientôt le refaire à Lille et à Lyon. Et vous ? Ca vous dit ?