Category: Actu Fonction Publique


🥐 Saison 1 des Petit-Dej FP21 : 100 agents publics & 70 administrations ont répondu présents !

By Tony Brando,

💡 En mars 2021, FP21-Fonction Publique du XXIe siècle a lancé son premier rendez-vous virtuel « Les Petit-Dej FP21 ». L’objectif ? Recréer du lien entre agents malgré la période & s’inspirer sur des grands enjeux de l’action publique.

Nous avons clôturé la première saison des Petit-Dej FP21 ce mardi 15 juin : l’heure du bilan a donc sonné ! 🛎

Depuis mars, nous avons pu parler :

🎙 #GouvernementOuvert avec Clémence Pène, Directrice de projets à la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) qui co-anime & coordonne le 3ème plan d’actions de la France pour un « Gouvernement Ouvert ».

🎙 #softskills avec Brieuc du Roscoät, chercheur en psychologie, président de l’ITI institute – Institut Transformation et d’Innovation – & auteur d’une recherche à paraître en septembre sur « Les compétences transversales liées à l’innovation et à la transformation des organisations – Agir dans l’incertitude ».

🎙 #sciencescomportementales avec Laurianne Vagharchakian, chercheuse en sciences comportementales, spécialiste de l’approche dite « boost ».

🎙 #approcheinclusive avec Pierre Suc-Mella, Directeur général adjoint Autonomie, Personnes âgées, Personnes en situation de handicap au Conseil départemental de la Haute-Garonne & auteur de « La société inclusive : jusqu’où aller ? » paru fin 2020.

👩‍✈️👨‍⚖️👩‍⚕️ Près de 100 agents publics provenant de 70 administrations différentes, de toutes les fonctions publiques et de tous statuts 👮👩‍💼🦸‍♀️ ont participé à ces rendez-vous ! Merci à toutes et à tous pour votre fidélité et pour nos échanges inspirés & enthousiastes ! Un grand merci également à nos intervenants plus qu’inspirants sur l’avenir & les potentialités de l’action publique 🙏.
📆 RDV en septembre pour la Saison 2 ! D’ici là, vous pouvez vous inscrire au réseau FP21 pour ne pas louper les prochains événements 👉 http://bit.ly/reseaufp21 & retrouver la 🎥 vidéo récap de la saison 1 juste ci-dessous 👇

Tony Brando, membre de FP21 : “Ce qui aurait pu être une réforme systémique ambitieuse laisse une impression en demi-teinte”

By Tony Brando,

💥 La suppression de l’ENA : une occasion manquée pour libérer l’Administration de certains carcans et rituels désuets ? 💥

👉 Tony Brando, membre de l’association FP21, a répondu aux questions de Sylvain Henry concernant les annonces du 8 avril sur la réforme de l’ENA.

📢 « 𝘾𝙚 𝙦𝙪𝙞 𝙖𝙪𝙧𝙖𝙞𝙩 𝙥𝙪 𝙚̂𝙩𝙧𝙚 𝙪𝙣𝙚 𝙧𝙚́𝙛𝙤𝙧𝙢𝙚 𝙨𝙮𝙨𝙩𝙚́𝙢𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙖𝙢𝙗𝙞𝙩𝙞𝙚𝙪𝙨𝙚 𝙡𝙖𝙞𝙨𝙨𝙚 𝙪𝙣𝙚 𝙞𝙢𝙥𝙧𝙚𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙣 𝙙𝙚𝙢𝙞-𝙩𝙚𝙞𝙣𝙩𝙚”

➡ A découvrir dans Acteurs publics (réservé aux abonnés) : https://www.acteurspublics.fr/articles/tony-brando-ce-qui-aurait-pu-etre-une-reforme-systemique-ambitieuse-laisse-une-impression-en-demi-teinte 

Lucila Modebelu, présidente de FP21 : “Les jeunes agents continuent de faire confiance à l’action publique et d’en être fiers”

By Tony Brando,

 

💥 Retours sur l’année 2020 et la suite dans Acteurs publics (en accès libre) par Lucila Modebelu, présidente de FP21 ! 💥

En synthèse, concernant les attentes des jeunes agents :

👉🏻Valoriser la compétence plus que le statut ou le niveau hiérarchique
👉🏻Des modalités de formation dans les écoles de service public qui permettent (vraiment) de déployer le potentiel créatif
👉🏻Reconnaître les associations et collectifs d’agents publics comme pierre angulaire de la participation citoyenne

➡ A lire ici : https://www.acteurspublics.fr/articles/lucil-atumma-modebelu-les-jeunes-agents-continuent-de-faire-confiance-a-laction-publique-et-den-etre-fiers

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Notre regard sur le projet de loi !

By Giulia Reboa,

Giulia Reboa : “Nous prônons une plus grande marge de manœuvre pour les encadrants de proximité”

14 MAI 2019, PAR SYLVAIN HENRY

 

La présidente de l’association des jeunes agents publics FP21 réagit au texte de loi modernisant la fonction publique, débattu depuis le 13 mai à l’Assemblée nationale. Au-delà des textes, souligne-t-elle, faire bouger la fonction publique suppose des marges de manœuvre pour les acteurs de terrain, dans un secteur où la légitimité “revient toujours au plus diplômé et au plus gradé”.

 

Quel regard portez-vous sur l’actualité de la fonction publique : Action publique 2022, le grand débat national, et maintenant le projet de loi sur la transformation de la fonction publique ?Nous portons un regard d’abord curieux sur cette actualité. Action publique 2022 et le grand débat ont montré une volonté de donner la parole aux citoyens et aux agents publics. On connaît les limites qu’ont rencontrées ces démarches. Et le projet de loi l’illustre bien, nous avons encore trop de mal à dépasser la succession de réformes “macro” et subies par les agents. C’est intriguant : trop souvent, quand on demande aux agents ce qu’ils pensent du changement dans la fonction publique, on arrive tout de suite sur des sujets très généraux, lointains et supertechniques, comme la réforme territoriale, le management, les hauts fonctionnaires… Pourtant, il y a dans chaque service des enjeux colossaux qui peuvent être relevés à notre échelle. Quand on prend le temps de poser la question aux agents de ce qu’ils pensent de leur quotidien et de leur travail, les solutions émergent : là, on pourrait s’organiser pour avoir d’autres horaires d’ouverture ; ici, on pourrait s’adresser différemment à nos partenaires… En fait, il faut que nous apprenions à agir sur notre propre terrain d’influence, en commençant par changer nos propres pratiques professionnelles. Ce n’est pas forcément intuitif pour l’agent public, formaté à penser en termes de planification, de maillage et de standards. Notre regard curieux voudrait surtout des loupes et des marges de manœuvre pour penser et faire les politiques publiques dont nous avons la responsabilité.

Le texte de loi doit être appliqué en janvier 2020. Quel impact cela aura-t-il pour vous ?
Cela varie forcément selon les jeunes agents publics. Il y a deux mesures dont on n’a pas beaucoup entendu parler… Nous prônons une plus grande marge de manœuvre pour les encadrants de proximité. Comme dans la fonction publique territoriale, il deviendra possible, dans l’État et l’hospitalière, d’exclure un agent trois jours sans avis des commissions administratives paritaires. Mais la possibilité de sanction ne peut pas être décorrélée d’une véritable capacité à réorganiser un service, à encourager une mobilité ou à mener différemment une action.

Nous avons toujours revendiqué une plus grande mobilité, associée à une prévention accrue des risques de conflits d’intérêts. Avec la nouvelle loi, les retours du privé seront contrôlés, et c’est vraiment une avancée. On s’interroge en revanche sur la capacité des services à réaliser cet autocontrôle, car la Commission de déontologie ne sera sollicitée que dans le cas où l’administration se juge elle-même incompétente. Il semble nécessaire d’accompagner les agents et de regarder de près les potentiels conflits d’intérêts.

Quid de la haute fonction publique ?

Il faut bien sûr réformer “le haut” car c’est lui qui donne l’exemple. Mais cette réforme doit dire ce que l’on veut pour toute la fonction publique, et pas que pour les hauts fonctionnaires. La haute fonction publique n’est finalement que l’exemple le plus visible d’une fonction publique qui se construit sur l’excellence sociale et académique traditionnelle. Elle se ferme ainsi à de nombreux talents et inscrit son fonctionnement dans un mode très hiérarchique où la légitimité revient toujours au plus diplômé et au plus “gradé”. C’est bien d’une impulsion générale qui pourra être déclinée dont on a besoin, pas d’un changement qui concerne une petite minorité de fonctionnaires et donc de services.

“Il faut sortir des dogmes d’excellence, de concurrence et de performance.”

Vous aviez travaillé sur des propositions d’évolution dans la fonction publique. Ont-elles trouvé un écho dans ce texte de loi ?

Il y a d’abord la nécessité d’inviter la pluralité dans nos standards administratifs, et par là même de sortir des dogmes d’excellence, de concurrence et de performance. Derrière cette idée, il y a la volonté d’une meilleure pluridisciplinarité des équipes ou d’un recours à des pratiques professionnelles alternatives, telles que l’ouverture des données publiques, l’observation participante ou encore le design. Mais en fait, l’idée maîtresse est de sortir du mythe de la méritocratie républicaine, qui est un système excluant et qui surtout ne permet pas de remettre en cause la primauté donnée à une seule forme de savoir, de pratiques et de représentations. Effectivement, le projet de loi comporte des mesures en faveur de l’égalité femmes-hommes, des personnes en situation de handicap, sans oublier la démocratisation du recours au contrat, mais les rouages de la machine peuvent encore être améliorés !

Que pensez-vous des dispositifs prévus permettant aux agents de davantage “prendre la main” sur leur carrière ?

Nous attachons beaucoup d’importance à la reconnaissance de la capacité d’action concrète et quotidienne de chaque agent. Le projet de loi prévoit plusieurs dispositifs qui vont dans ce sens (mobilité, management, formation…). La question est : comment s’en saisir ? Le pas de côté ne se fait pas avec un amendement, un plan d’action ou une statistique. Pour gagner en capacité et en créativité, il faut faire soi-même. À titre d’exemple, le projet de loi favorise la mobilité. Mais comment faire soi-même une mobilité ou encourager son collègue, ou bien accueillir un nouveau profil, sans intégrer individuellement une volonté de faire différemment ? Et pour cela, il ne faut pas seulement une loi ou plein de consultants, il faut s’approprier son environnement professionnel et ses contraintes, comme la hiérarchie, les obligations réglementaires, les injonctions contradictoires. Ensuite, on peut le questionner : à quelles logiques de concurrence est-ce que je participe ? À quelles autres techniques de travail dois-je me sensibiliser ? Quels partenaires puis-je rencontrer en adoptant un nouveau positionnement ? On peut aussi parler de la façon dont on crée un environnement stable et positif pour chaque agent. Il est notamment prévu un renforcement des dispositifs de restructuration, tels que les détachements, les mises à disposition ou encore les départs volontaires. Ces éléments sont à lire dans un contexte de réforme territoriale. Or, pour se sentir impliqué et responsable de son travail, il est nécessaire d’en comprendre le sens à son niveau d’action quotidien. La résilience et l’adaptabilité que l’on attend des agents nécessitent une intelligibilité et une désirabilité du changement.

Si vous deviez écrire un projet de loi, des propositions d’amendement, quels seraient-ils ?

On peut se poser la question en sens inverse : si on devait ne pas écrire de projet de loi, d’amendements, que se passerait-il concrètement de mieux ou de moins bien pour le citoyen, un territoire, un enjeu de dimension nationale ? Un projet de loi qui (re)donnerait à l’administration son rôle républicain et social ne serait pas mal. Et du coup, par exemple, un amendement qui compléterait le devoir de désobéissance (qui se limite à la compromission de l’intérêt public) ou le dispositif de lanceurs d’alerte (qui n’est qu’une possibilité en cas de délit ou de crime, de menace pour l’intérêt général ou de violation grave et manifeste d’un engagement international, d’une loi ou d’un décret). Pourquoi ne pas imaginer un devoir de lancement d’alerte élargi pour invisibilisation d’une partie des usagers concernés par une politique publique ? Pour manque de collaboration avec un partenaire ? Pour un comportement raciste ou sexiste ?

On peut s’interroger sur le texte comme outil majeur de décision de l’administration. Quand une loi est votée, cela fait beaucoup de bruit. Ce n’est pas plus mal pour une démocratie… Quand une circulaire est écrite, elle est diffusée dans tous les services. Et ensuite ? On ne discute pas assez de l’appropriation de ces textes par les agents sur le terrain. On pourrait penser un dispositif qui créerait des espaces de “réflexivité” pour chacun d’entre nous, espaces qui permettraient notamment de reconnecter les missions de décision, de stratégie et de mise en œuvre.

Se pose la question de vos marges de manœuvre…

Finalement, en effet, la question est, dans le cadre de la loi et du règlement : quelles sont nos marges de manœuvre comme jeunes entrant dans la fonction publique ? Instinctivement, on pourrait penser que les cadres dirigeants ont une capacité plus importante à impulser le changement. Ce n’est pas si évident. Un inspecteur général des finances publiques aura sûrement beaucoup moins la possibilité de questionner ses pratiques qu’un contractuel dans une mairie qui bénéficie d’une confiance importante (qui peut certes devenir fragile) de son élu, ou encore qu’un garde forestier ! On doit tous développer notre capacité à sortir du cadre, non pas législatif, mais celui que l’on s’impose par routine, par tradition ou par duplication. Il faut déjà se demander si ce que l’on fait comme ceci depuis des années, c’est vraiment la bonne manière de faire. C’est déjà un pas énorme. Il est aussi stratégique de développer notre professionnalisme et la connaissance de notre environnement pour déjà gagner en légitimité et aussi mieux appréhender les pas de côté que nous allons pouvoir faire. Et puis – ce qui n’est pas gagné : ne pas s’épuiser, ne pas se résigner, ne pas trop “entrer dans le moule”. Aller prendre l’air si besoin, puis revenir. S’attaquer aux fonctionnements structurels de l’administration, et ne pas se limiter à de simples techniques d’innovation ou au chant des sirènes du numérique. Faire de notre immersion totale un atout.

Faut-il des espaces tels que votre association pour mieux articuler ces enjeux “macro” et réglementaires avec vos missions au quotidien ?

La spécificité de FP21, c’est qu’elle rassemble une très grande diversité de membres, exerçant dans des départements différents, tous versants, catégories, corps et métiers confondus. Nous sommes convaincus que cela donne des clés pour plus d’ouverture et d’agilité. S’ajoute l’importance que nous donnons à nos actions communes avec beaucoup de partenaires pour diffuser des messages et des pratiques essentielles pour l’action publique : meilleur accès à la fonction publique, forme des politiques publiques, attractivité de nos métiers ! La mission de veille et d’information que remplit FP21 permet de renforcer notre appropriation des réformes en cours, et plus globalement notre compréhension des enjeux qui se réfèrent à la fonction publique. L’association est apartisane et tout agent public est soumis au devoir de neutralité. Il est donc d’autant plus essentiel de se donner les moyens de comprendre le sens social, économique et écologique qu’il y a derrière nos dispositifs. Et puis nous faisons aussi du plaidoyer en portant la voix des jeunes agents publics – celle de leur quotidien – auprès des décideurs publics. Nous avons notamment animé un groupe de travail sur la fonction publique que nous voulons avec une trentaine de membres. Nous en avons présenté les conclusions au cabinet d’Olivier Dussopt [secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, ndlr] et à Thomas Cazenave [délégué interministériel à la transformation publique, ndlr]. Nous jouons aussi un rôle complémentaire en discutant dans les instances de réflexion du secteur public. Nous sommes par exemple intervenus sur le management aux ETS de Strasbourg, sur le numérique au Grand Barouf de Lille ou encore sur les mobilités interfonctions publiques lors d’un forum de la PFRH [plate-forme régionale d’appui à la GRH, ndlr] à Dijon.

Quelles sont les actions qui permettent aux jeunes agents publics de gagner en capacité d’action ?

Il y a d’abord les actions pour favoriser l’accès à la fonction publique et une plus grande valorisation de nos métiers. Un jeune agent public qui souhaite s’engager trouve dans l’association des modalités d’action pour mettre en œuvre cette volonté. Nous intervenons dans des salons d’orientation professionnelle pour présenter nos missions et les différentes façons d’intégrer la fonction publique. Par exemple, dans le Gard, nous participons au salon “Lycée Avenir”, qui regroupe près de 200 professionnels et 5 000 étudiants. Nous sommes aussi en train d’organiser des actions de sensibilisation et d’information auprès des jeunes de la mission locale sur les carrières et les modes de recrutement publics. Avec l’Ipag de Poitiers, nous présentons sur plusieurs modules les perspectives qu’offrent notamment les métiers de la territoriale.

Nous nous sensibilisons aussi à la transformation publique. Elle nous concerne tous. Nous créons notamment des partenariats avec les laboratoires d’innovation publique de la DITP. Nous avons organisé une journée avec le lab Archipel de la préfecture de région à Lyon. Le matin, des membres locaux de l’association ont été invités au lab pour découvrir (ou redécouvrir) les principes et les méthodes issus de l’innovation publique. L’après-midi, nous avons été rejoints par une dizaine d’élèves attaché(e)s de l’IRA de Lyon pour une learning expedition. Au programme : découverte du Lab Pôle emploi, du CentSept (lieu d’innovations sociales) et du Tuba (lieu d’innovations urbaines). La transformation publique est apparue tout de suite plus concrète dans des lieux et des projets portés par des agents publics, des entreprises ou encore des associations. Nous avons prévu de nouvelles actions avec le Ti Lab à Rennes, la Fabrique RH à Paris et le Siilab à Lille.

Nous organisons par ailleurs des activités pour développer des pratiques professionnelles alternatives et innovantes chez les jeunes agents publics. À Nîmes, une quinzaine de personnes s’est réunie pour un afterwork de codéveloppement afin de se questionner sur nos habitudes de travail et aussi développer un réseau local pour faciliter l’entraide et les échanges autour d’enjeux partagés.

Propos recueillis par Sylvain Henry

« Réussite à retardement », le dispositif primé de la classe préparatoire intégrée de l’IRA de Lyon

By Julie MEYNIEL,

 

En février 2018, l’IRA de Lyon a reçu le prix spécial RH Monster d’Acteurs publics pour son dispositif innovant intitulé « réussite à retardement » permettant aux ex-élèves motivés de la classe préparatoire intégrée (CPI) de tenter à nouveau le concours d’entrée aux IRA après un ou plusieurs échecs grâce à un accompagnement spécifique.

L’occasion de revenir sur l’intérêt de la CPI de l’IRA de Lyon à travers deux témoignages : celui de Sabrina, une ancienne élève de la CPI et celui de Patricia Bonnier-Cellette, directrice de la formation continue, de la coopération administrative internationale en charge de la CPI.

 

  • Témoignage de Sabrina, ancienne élève de la CPI, actuellement à l’IRA, et qui pourra évoluer à partir de septembre prochain dans un ministère, en administration centrale.

 

Sabrina, qu’est ce que la CPI t’a apporté ?

La CPI m’a apporté beaucoup de choses ! En effet, pour moi qui était plutôt éloignée de la fonction publique, intégrer la CPI m’a permis de mettre un premier pied dans cet univers professionnel, d’être familiarisée à la fonction publique et de m’y projeter professionnellement. Aucun des membres de ma famille n’étant dans la fonction publique, c’était jusqu’à présent un domaine que je ne connaissais pas du tout. Et je suis bien contente désormais d’exercer un métier de cadre, œuvrant dans le sens de l’intérêt général !

En outre, la CPI permet de se préparer de manière consciencieuse et encadrée à un concours sélectif : celui des IRA.

J’ai beaucoup apprécié le soutien apporté par le personnel de l’IRA, toujours là pour nous soutenir moralement. C’est très important pour gagner confiance en soi de se sentir épaulé ! J’ai également beaucoup apprécié l’esprit de promotion qu’il y avait entre nous, nous travaillions tous ensemble dans un seul et même but : réussir ensemble. Sans cela, l’année aurait été bien plus difficile !

D’un point de vue plus pratique, la CPI verse à chacun d’entre nous 2000 euros par an par élève dans le cadre de scolarité, et il est possible d’être logé dans un logement non loin de l’IRA, à un prix très avantageux (environ 300 euros par mois). Le tarif à la cantine est également préférentiel pour nous ! Ces aides ne sont pas négligeables pour travailler plus sereinement, et maximiser ses chances de réussite au concours !

Comment faire pour candidater à la CPI de l’IRA de Lyon, et comment se déroule le recrutement ?

C’est simple. Il faut envoyer un formulaire en ligne (que l’on trouve sur le site de la CPI) ainsi qu’un CV et une lettre de motivation manuscrite. De plus, la CPI recrute notamment sur des critères financiers : il faut donc transmettre des informations sur le niveau de ressources.  Les candidats ont d’avril à mai pour envoyer leur dossier à la CPI de l’IRA de Lyon. Ensuite, les candidats passent un petit écrit ainsi qu’une épreuve orale, basée exclusivement sur la motivation et l’envie du candidat et non sur ses connaissances d’ordre plus techniques. Les auditions se font devant un cadre de l’IRA, un tuteur cadre dans la fonction publique ainsi qu’un professeur pour l’approche pédagogique.

Aurais-tu un message à faire passer pour clore l’entretien ?

Oui ! J’encourage toute personne ayant échoué à un concours de poursuivre car rien n’est perdu ! Ainsi, la CPI de l’IRA de Lyon permet précisément un suivi de chacun en cas d’échec avec un coaching personnalisé, la transmission de cours actualisés et la possibilité de passer des oraux blancs. Rien de mieux donc pour avoir une « réussite à retardement », d’où le nom du dispositif de la CPI décoré il y a peu d’un prix.

Avoir fait la CPI ne me donne maintenant qu’une envie : transmettre ce que j’ai reçu et l’aide que l’on m’a apportée !

 

  • Entretien avec Patricia Bonnier-Cellette – directrice de la formation continue, de la coopération administrative internationale en charge de la CPI.

 

Comment la CPI est-elle née ? Y a t-il eu des difficultés particulières auxquelles vous avez du faire face ?

La CPI de l’IRA de Lyon est née en 2009 afin d’élargir le recrutement dans les écoles de service public pour favoriser la diversité sociale en leur sein. L’objectif affiché était notamment de réduire une certaine reproduction sociale, qui voudrait que seuls ceux ayant les codes de la fonction publique, de par leur éducation et leur environnement familial, ne puissent l’intégrer.

Nous avons du faire face à de nombreuses difficultés : tout d’abord, tous nos étudiants doivent avoir le statut étudiant. Pour nos élèves dont ce n’était pas le cas auparavant, nous avons noué un partenariat avec le CPAG (Centre de Préparation à l’Administration Générale), qui leur a attribué le statut d’étudiant. Notez que nous sommes également en partenariat avec l’Institut de l’Engagement.

De plus, le calendrier universitaire n’est pas calqué sur celui du recrutement de la CPI : en effet, la campagne de recrutement se finit en mai, les modalités d’admission se font en juin et la rentrée est début septembre.

Enfin, nous faisons face depuis peu à un manque de candidature. En effet, nous recevons de moins en moins de dossiers. Ainsi, au titre de l’année prochaine, nous ne compterons que 31 élèves alors que nous pourrions en accueillir près de deux fois plus !

Notez-vous des évolutions, depuis 2009, quant au profil des candidats ?

Assurément ! Par rapport à une dizaine d’années, nos candidats sont plus âgés et beaucoup ne sont plus étudiants depuis longtemps. En effet, nous avons plutôt à faire à des demandeurs d’emploi en reconversion professionnelle. Nous notons donc un changement de public intéressé par notre dispositif, et devons nous adapter à celui-ci.

Un dernier mot ?

Il existe différentes CPI, pour d’autres concours de la fonction publique : inspection du travail, commissariat, école nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques,…

Enfin, constatez vous même l’efficacité de notre CPI : 94% de nos élèves sont intégrés professionnellement, et 60% d’entre eux réussissent un concours de catégorie A, à savoir un concours de cadre de la fonction publique.

 

Pour plus d’infos, consultez la page de la CPI sur le site de l’IRA de Lyon en cliquant ici.

Article rédigé par Louis Langdorf.

Développons la capacité de résilience des administrations

By Julie MEYNIEL,

 

Notre porte-parole Emilie Agnoux a rédigé un article dans la revue La lettre du Cadre territorial où elle évoque la nécessité d’accompagner le changement pour ne pas le subir en développant la capacité de résilience des administrations.

Pour cela, plusieurs idées :

  • intégrer la controverse pour se transformer avec des démarches plus audacieuses ;
  • inventer un nouveau modèle d’administration par le numérique mais aussi et surtout en changeant le regard sur les fonctionnaires et en renouvelant les attendus à leur égard ;
  • rendre les individus acteurs du changement en développant leur capacité d’adaptation et d’analyse critique.

La phrase clé de l’article : « Pour lutter contre la tendance présentiste de nos organisations, donnons aussi un rôle aux nouvelles générations pour préparer l’avenir et rétablir le souci du futur dans le temps présent. C’est dans cet esprit que l’association de jeunes agents publics FP21 a été créée… »

Pour retrouver l’intégralité de l’article, cliquez ici

Les réseaux professionnels sont-ils un accélérateur de carrière ?

By Julie MEYNIEL,

 

Giulia Reboa, présidente de l’association FP21 a participé à une table ronde initiée par Sylvain Henry, rédacteur en chef d’Acteurs publics tv.

L’occasion de rappeler que l’association FP21 :

  • répond à une demande nouvelle complémentaire des réseaux professionnels classiques ;
  • permet à chacun des membres de s’ouvrir sur de nouveaux environnements professionnels en échangeant avec plus de 700 métiers différents.

Les points clés de l’intervention de Giulia Reboa :

« Le réseau ne doit pas entrer dans  la sélection d’un agent public et notamment un fonctionnaire. Il faut une appropriation spécifique quand on est agent public » 

« En permettant de rencontrer de nouveaux acteurs, le réseau permet de remettre en question ses pratiques et sa propre vision des enjeux que soulève le service public ». 

« Les jeunes agents publics sont en attente de leurs pairs et de leurs supérieurs hiérarchiques sur le droit à l’erreur, le besoin d’expérimentation ».

«  Il faut dans les formations, dans les études, dans les écoles de service public, déconstruire l’image négative du réseau et se dire que c’est enrichir ses connaissances et son profil. »

« La présence dans les réseaux professionnels n’est pas contradictoire par rapport à la neutralité du service public.»

« Il est important de dépoussiérer ce qu’est le réseau aujourd’hui dans la Fonction Publique : offrir de nouveaux lieux de socialisation, de réseau pour faire autrement, pour faire la Fonction Publique du 21ème siècle. »

Pour voir les vidéos, rendez-vous sur Acteurs publics tv :

->Vidéo 1 : Pourquoi les réseaux professionnels sont devenus indispensables ?

->Vidéo 2 : Pourquoi sociabiliser permet de doper sa carrière ? 

Que devrait être la fonction publique de demain ?

By Julie MEYNIEL,

 

A l’heure de cette question brûlante d’actualité, Giulia Reboa, notre présidente a été interviewée par Acteurs publics pour évoquer le point de vue de FP21 et porter la voix des jeunes agents publics.

Cet article est l’occasion d’évoquer les grands enjeux de la Fonction Publique du XXIème siècle  :

  • penser que ce qui relie ces “jeunes”, c’est d’être nés et d’avoir grandi à la même époque, et d’être ainsi imprégnés de certaines caractéristiques propres à cette époque : la culture digitale, l’ouverture au monde, la mobilité, etc. Mais ces caractéristiques communes ne produisent pas un modèle de positionnement et de projet professionnel unique.
  • rendre la fonction publique plus représentative de la société française « pour asseoir sa légitimité et également répondre aux besoins de diversité des compétences nécessaire à la qualité du service public »
  • renforcer l’attractivité de la fonction publique par la valorisation de nos métiers en conjuguant les initiatives d’associations comme FP21 « mais aussi de Laboratoire de l’innovation publique, Atraksis, La Cordée, Profil public ou encore La 27e région »
  • penser l’avenir du statut de la Fonction Publique : « Le véritable débat qui s’impose est donc plutôt celui de l’application, voire peut-être du toilettage du statut, que celui de sa suppression »
  • mieux valoriser et reconnaître l’engagement des agents publics en mobilisant « les autres leviers de motivation et de reconnaissance au travail (projets innovants, enquêtes qualité, sanctions lorsque cela est nécessaire…). »
  • implémenter dans le fonctionnement quotidien des organisations ces nouveaux modes d’action, plus agiles, collaboratifs, créatifs… et aussi questionner la répartition des responsabilités, notamment en passant en mode “organisation apprenante”, sans nécessairement renoncer entièrement à la logique hiérarchique, d’ailleurs.
  • permettre une formation quasi-quotidienne des agents publics, « par de nouvelles modalités de formation, qui sont déjà en place dans certaines administrations : reverse mentoring, formateurs internes, micro-learning, coaching, codéveloppement… »

 

Pour lire l’intégralité de l’interview rendez-vous sur le site acteurs publics ici.

La fonction publique réformée attirera-t-elle les jeunes diplômés ?

By Julie MEYNIEL,

 

« Cette réforme va montrer que la fonction publique n’est pas dans du formol, mais qu’elle évolue et innove. Elle a de grandes capacités de réforme et peut répondre aux attentes des jeunes » 

 

Dans le contexte du plan Action Publique 2022, notre porte-parole Emilie Agnoux a participé à une interview du journal Le Monde visant à répondre à cette question et porter la voix de l’association FP21 à ce sujet.

 

Les points clés de son intervention :

  • mettre à mal les clichés sur la Fonction Publique,
  • souligner la richesse des parcours,
  • laisser la place à l’initiative
  • proposer une offre diversifiée de carrières, 
  • promouvoir le travail dans une logique de projet

le tout au service de l’intérêt général.

 

Pour lire l’intégralité de l’article rendez-vous sur le site du Monde ici.

FP21 à la semaine de l’innovation publique

By Giulia,

 

Le 24 novembre, FP21 sera présente à la semaine de l’innovation publique. L’association organise avec le Lab AATF, incubateur de pratiques managériales innovantes de l’association des administrateurs territoriaux, un événement ouvert à tous.

Des agents publics témoigneront de leurs expérimentations en termes de management et d’organisation afin d’en tirer des enseignements.

 

Venez nombreux !